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New York 2011
poupouquito
Envoyé le: jeudi 17 novembre 2011 10:07
Inscrit le: 27/08/2006
Messages: 2

Courir un marathon est toujours une fête, mais courir LE Marathon de New York est forcément un moment magique pour les runners qui ont la chance d’y participer.

En sTout a commencé pour moi début 2010

Début juin je commence donc un premier plan d’entraînement .

Le vendredi matin est consacré au marathon expo pour aller chercher le dossard et le t-shirt collector du marathon 2011.

 Le samedi matin, un petit entraînement est prévu à Central Park .

Arrive enfin le grand jour : lever à 4 heures du matin après une bonne nuit de sommeil

Départ en bus pour la zone de départ du marathon que je rejoins dès 7h40 du matin, pour un départ prévu à 9h40 soit 2 heures d’attente. Heureusement, je me suis habillé chaudement et des bénévoles ont distribué gratuitement de magnifiques bonnets multicolores en laine.

L’organisation du Marathon de New York c’est vraiment du top niveau !

Dans le sas c’est la séquence strip-tease, pour ne garder que le minimum sur soi (le short et le t-shirt sont obligatoires !), et offrir aux nécessiteux de New York les vêtements chauds dont nous n’aurons plus besoin.

Après quelques centaines de mètres de marche, on se retrouve sur le haut du pont Verrazano pour écouter l’hymne américain et la chanson "New York New York". Et boum, un énorme coup de canon lance la course !

En moins de deux minutes je me retrouve sur la ligne de départ et commence doucement mon ascension du Pont sur un mile, ce qui me servira d’échauffement et me permettra d’admirer le bateau qui jette de l’eau, les hélicoptères et la foule colorée de runners (plus de 47 000 tout de même), enthousiaste, pleine d’énergie et déterminée à atteindre le Graal : la ligne d’arrivée et la médaille dorée qui va avec.

J’ai décidé de gérer ma course sur la vitesse au mile et de viser un rythme correspondant à 3h00 soit 6’52’’ au kilomètre. Tout se passe bien, même si je passe avec un retard au 5ème kilomètre, qui va se réduire jusqu’au semi que je passerai en 1h30min30sec. Le semi est marqué par la traversée du Pulaski Bridge.

Le rythme est bon et j’ai pu profiter de l’animation permanente qui règne des deux côtés de la route. On se croirait aux Jeux Olympiques, et les "Go freerunner!" et les « Allez la France !» vont m’accompagner pendant tout le marathon. Après l’ambiance joyeuse et musicale de Brooklyn, nous traversons le quartier juif où règne toujours un silence impressionnant… Ils ne nous regardent pas, ne nous encouragent pas, et certains essayent même de traverser la route (ce qui s’avère extrêmement dangereux). J’en évite un de très peu qui portait un enfant dans ses bras… 

Au 16ème mile (25ème kilomètre) nous atteignons un des passages les plus difficiles du marathon, le célèbre Queensboro Bridge. Sur le pont vous souffrez en silence, car les spectateurs ne peuvent pas y stationner, mais lorsque vous débouchez sur la Première Avenue dans Manhattan, vous entendez une explosion vocale et musicale digne d’une ligne d’arrivée. Un grand moment où il faut cependant rester concentrer car l’euphorie communicative du public peut vous amener à accélérer et griller des calories qui vous seront bien utiles ensuite…

La remontée de la Première Avenue est un très long faux plat montant  qui s’avère redoutable pour beaucoup de coureurs. Heureusement, j’ai demandé à mon épouse de se placer à peu près à la moitié de cette avenue ce qui me permet mentalement de la découper en deux (la Première Avenue, pas ma femme !).

Cette stratégie est payante, et boosté par les encouragements de mon épouse, j’atteins les 30 kilomètres dans un état de fraîcheur jamais connu à ce jour. Je ralentis  un peu certes mais je tiens les 4min30sec au kilomètre sans trop de mal. Il est vrai que je me suis bien hydraté à chaque mile et j’ai enfin trouvé pour ce marathon un gel liquide que je supporte après deux ans de recherche et de tests tout de même.

On traverse le Queens puis Harlem, qui marque pour moi la dernière partie du marathon ; nous sommes au 35ème kilomètre. Les jambes sont toujours là et je décide de lâcher les chevaux en espérant tenir jusqu’au bout. Porté par l’ambiance d’un public en délire, et par un second point de rencontre avec mon épouse, je dépasse de nombreux coureurs qui ont fortement ralenti leur rythme, certains étant même en train de marcher.

Mes jambes évidemment sont douloureuses, mais en entrant dans Central Park aux environs du 40ème kilomètre, je refuse de m’écouter et décide de finir à fond ces deux derniers kilomètres. Quelle sensation extraordinaire ! Les jambes sont là et acceptent malgré le déficit d’oxygène d’accélérer une dernière fois, malgré une arrivée en légère montée… Je me dis à ce moment-là : tu respireras et tu te reposeras plus tard !

Temps à l’arrivée : 3 heures 3 minutes et 25 secondes ! Beaucoup mieux qu’espéré sur ce marathon difficile, mais surtout quel bonheur de finir un tel marathon dans une extase jamais ressentie auparavant.

Je repars à l’hôtel à pied, drapé dans ma couverture de survie avec ma médaille autour du cou. Chaque passant que je croise me félicite. Finir un marathon est en effet considéré comme un véritable exploit par les américains.

Le lendemain, il est recommandé de porter sa médaille toute la journée, ce qui vous donne encore le droit à de nombreux sourires et félicitations !


a+

astrocats
Envoyé le: jeudi 17 novembre 2011 17:09
Inscrit le: 19/01/2008
Messages: 556
Bravo pour ta perf  surtout sur ce Marathon

Toucher à la nature c'est atteindre l'homme
Citation de Nicolas Hulot
leto59
Envoyé le: jeudi 17 novembre 2011 21:13
Inscrit le: 21/05/2011
Messages: 11
Félicitations. Vu en direct sur Eurosport cette année en espérant pouvoir être à ta place un jour.
laulempereur
Envoyé le: samedi 3 décembre 2011 09:54
Inscrit le: 05/06/2008
Messages: 8
félicitation pour ta perf, j’espère un jour faire ce marathon qui me fait rêver....


Tu veux courir ? Cours un kilomètre ! Tu veux changer ta vie ? Cours un marathon !"Émile Zatopek"


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