Un marathon, il était hors de question que j'en fasse un; trop long, pas certaine que mes articulations tiennent le coup.
Et puis, j'ai participé à un jeu avec le journal "Métro", et j'ai gagné mon inscription au marathon.
J'ai retourné le problème des centaines de fois, je le fais, je le
fais pas; et puis en parlant, il est apparu évident que je devais le
faire, après, si je m'arrete tant pis, j'aurais fait de mon
mieux sans aucune préparation.
Ce 23 octobre me voilà donc en tenu, dans le sas 4H30; bien entendu
je ne croyais pas un instant le faire en ce temps là, mais je ne voulais
pas faire les mêmes erreurs que je fais quand je cours
un semi, partir beaucoup trop vite!! En discutant avec des coureurs,
il fallait suivre le meneur d'allure dénommé Jean-Marc car il court à
allure régulière.
Et hop c'est parti pour 25km avec Jean-Marc; sympa, il discute, fais
aussi office de guide, et commentateur de rugby (il avait une mini
radio). Jusque là, pas de soucis, pas essouflée. Et puis il
a quand même fallu que je fasse une pause pipi, et j'ai perdu du
temps, j'ai fais beaucoup d'effort pour rejoindre le groupe mais après
j'ai pas tenu.
Je commençais à ressentir des douleurs dans les cuisses...et,
pendant les 10kms qui ont suivi, ça a été de le gestion de bobos; cure
de sporténine, de sucre lent...un peu de marche en même temps
que le ravitaillement. Pour pas flancher, je me suis découpé le
parcours par rapport au ravitaillement en me les mettant en prochain
objectif, et petit à petit, les 35kms pointaient leur nez.
On entre dans Toulouse et je décide de prendre 5 min, pour essayer
de me décontracter les jambes 5min de marche, pour ne plus m'arreter
après; cet arret m'a permis de finir en courant sans être
épuisé (en ayant super mal aux jambes) et sans être allé au bout de
moi-même. Attention, ça veut pas dire qu'il y a de la marge, ça veut
juste dire qu'à cette allure, je ne me fatigue pas.
Je suis ravie d'avoir fini; avec de la préparation, je pense que
j'aurai pu finir plus facilement et peut-être tenir l'allure des 4h30;
J'ai tenue le coup psychologiquement, je n'ai pas succombé
à la tentation de m'arreter, d'abandonner. Je remercie tout ceux qui
m'ont conseillé pour cette course; j'ai les ai suivi et cela m'a permis
de ne pas avoir de fringales et de coup de pompe.
Je ne sais pas si j'en referai un (je pense que oui), mais si c'est le cas, je suivrai un préparation adéquate!