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OPERATION "RECITS DE COURSE" >> Partagez le récit de votre dernière course. >> Marathon de Bruxelles - Edition 02/10/2011

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Marathon de Bruxelles - Edition 02/10/2011
grouik5962
Envoyé le: mardi 15 novembre 2011 22:17
Inscrit le: 22/07/2008
Messages: 10
Bonjour à tous,

On va faire çà dans les règles de l'art, alors petite présentation : je suis un coureur de 34 ans (enfin 33 ans au moment du marathon ci-dessous), 1m77 pour 84kg (outch !!), je pratique la course à pied depuis environ 4 ans, vu mon poids je pense avoir optimisé pour l'instant mon record sur le 10km (42mn22s), presque sur le semi (1h37mn) et pas encore sur marathon (4h13mn18s avant ce récit).

Ce marathon de Bruxelles est le sixième que je cours après Reims 2008, Le Louvres (Lens-Lille) 2009/2010, La Rochelle 2009, Dunkerque 2010. Je ne pars donc pas dans l'inconnu mais jusqu'à maintenant mes courses sur cette distance non pas étaient une réussite totale. Pour mettre toutes les chances de mon côté, je me prépare avec un plan d'entrainement sur 9 semaines composées de la sorte :
  Lundi : footing tranquille 10.5km sur environ 1h
  Mardi : Fractionné long des répétitions de 1000m / 2000m voir 3000m selon la séance
  Jeudi : Fractionné court
  Dimanche : sortie longue entre 1h45 et jusqu'à 2h30 pour la plus grande
Au milieu, petit semi de test à allure cool à Lille (que je vous conterais plus tard si vous êtes gentils avec moi :-) ) terminé en 1h46mn il me semble.

Pour la petite histoire, j'aurais parcouru 467km pendant cette préparation faite sur des bases de 4h pour les sorties longues et 3h45 pour les fractionnés.

Place maintenant au jour J

Les affaire sont prêtes on peut donc partir :-) Au passage on pourra voir la trifonction demon club, la KeyMaze 700 de décath, un peu de gel endurance à la banane et mes belles adidas cushion 19 oranges.



Départ fort matinal de la maison à 5h20 pour passer par Carvin chercher mon pote Nono puis Lille à 6h pour récupérer un autre pote : FredD. Après 1h30 de route dans le noir et la brume, on arrive à Bruxelles à 7h30. Direction l’école militaire pour retirer les dossards et on se met en tenue de combat. Je constate que j’ai oublié mes chaussettes et que ma montre est quasi déchargée, c’est bien la peine de préparer son sac 3 jours à l’avance pour arriver à ce résultat.
Tenue du club OK et camelbag dans le dos, mais sans eau, je le prends juste pour mettre 2 bouteilles de 50cl dedans :-) et quelques gels pour la route. Direction maintenant la ligne de départ pour déposer nos sacs à la consigne. Pas encore trop de monde à 45mn du départ mais çà arrive petit à petit. On essaye de chercher notre dernier acolyte FredC qui fera lui le semi-marathon, mais impossible de le trouver.

Numéro 1242 au rapport


Le départ

9h, le départ est donné pour les quasi 2000 concurrents de ce marathon. C’est donc parti pour un peu plus de 42km à environ 10.6km/h (4h). Après 1 grosse minute, on passe la ligne de départ à la poursuite des kényans (qu’on ne rattrapera pas). Ma montre fait des siennes et reboote toute seule, je dois donc ajouter 50 secondes au temps indiqué :-) . Nono va vite partir seul avec quelques longueurs d’avance sur FredD et moi, qui avons décidé de faire la course ensemble.
Les premiers kilomètres seront un poil trop rapide et pourtant la bannière des 3h59 est déjà à 400m de nous, bizarre cette allure. Sur le début du parcours, on emprunte 3 ponts souterrains plus ou moins long que je trouve pas facile à négocier, la remontée est souvent pénible. Le passage au 5ème se fait en 28mn environ.

Contrairement aux sorties longues, les jambes tournent correctement dès le début, pas la peine d’attendre la première heure de course. Le fait de courir avec FredD est sympa, çà rend la course bien moins monotone. De plus, on a réussi à calmer un peu l’allure pour revenir à la vitesse voulue, le parcours aide aussi car entre le 5 et le 8ème, c’est souvent en faux plat montant. D’ailleurs l’ensemble de la course ne fait que çà, faux plat descendant puis montant et inversement, c’est usant à force. Jusqu’à maintenant la chaleur est supportable mais le ciel sans nuage ne risque pas d’atténuer le soleil, une fois que celui-ci aura décidé d’envoyer les degrés. Depuis le début de la course, malgré notre rythme que je trouve sympa, on arrête pas de se faire doubler, c’est bizarre et parfois démoralisant, mais on arrive à garder notre allure et le passage au 10 se fait en 56mn soit quasiment 1 minute d’avance sur notre plan de route (classement à ce moment 1082ème).

C’est souvent après le 10ème que je commence à m’ennuyer un peu sur les courses longues, mais cette fois-ci, encore grâce à la présence de FredD les kilomètres passent plutôt bien. Je n’oublie pas de prendre un petit gel à la banane après le 10ème kilomètre et goûte la boisson énergétique donnée par l’organisation qui passe également fort bien. Je déciderais même au 15ème kilomètre de jeter mon propre ravito pour finir la course avec les boissons du ravito. La position des ravito tous les 2,5km est top. Encore une fois, on se fait doubler régulièrement, je me demande jusque quand çà va durer, surtout que la chaleur est maintenant bien présente, çà risque d’exploser un peu dans tous les sens. Jusque maintenant, on a de la chance, le parcours est relativement à l’ombre, ce qui ne sera pas le cas du retour qui lui est en plein soleil, çà va être dur dur à gérer à mon avis. Jusque maintenant, je pense avoir plutôt bien géré ma course, et dès le ravito du 17,5km je pense à mettre de l’eau sur la tête pour conserver un peu de fraicheur.
Cet état de fraicheur va prendre un sacré coup de moins bien après un gros faux plat qui s’étale entre le 18 et le 20ème kilomètre, beaucoup de monde souffre car on rattrape quelques concurrents au passage, dont Nono qui souffre dès que le terrain monte un peu, il est pas dans son meilleur jour à priori. J’accuse également le coup mais le ravitaillement et l’arrivée dans un parc boisé jusqu’au 21ème permet de remettre les jambes en ordre de marche. On passe le semi en 1h58mn45s, on a donc 1mn15s d’avance sur notre objectif. Au classement, on recule un peu par rapport au 10ème kilo : 1088ème.

Le semi d’entrainement est donc fini, place maintenant à la compétition : le deuxième semi. Je ne suis pas aussi frais que voulu mais vu le parcours et la chaleur c’est pas forcément étonnant. On attaque une grosse boucle de 5 kilomètres dans un immense parc assez roulante, çà fait du bien à ce moment là, même si je choppe mal au genou à partir du 23ème kilomètre. FredD semble également marquer le pas, problème de souffle, la fatigue arrive. On ralenti un peu mais au 26ème, il me dit de partir à mon rythme. Seul je sais que les 16 derniers kilomètres vont être très longs, je garde un rythme correct et double du monde mais j’entame maintenant la partie très ensoleillée du parcours. Premier souci, alors que les ravitaillements étaient d’une régularité impeccable jusque là, celui du 27.5 se fait attendre, finalement jusqu’au 28.5 pas top j’en ai besoin pour me rafraichir. Mon mal de genou est parti où alors c’est que j’ai mal un peu partout donc je le sens plus. Arrivé au 30ème kilo, je suis satisfait car jusqu’à maintenant je suis toujours dans les temps et surtout je n’ai pas encore marché sauf arrêt ravito de 20-30s. Sur les 5 premiers marathons, je n’ai jamais passer le 25ème sans marcher, yes, yes et encore yes :-).
Passage au 30ème après 2h49mn, classement 997ème (gain de 91 places depuis le semi). Je sens le mur arrivé, l’énergie est pas bien haute mais je parviens à limiter les dégâts sur la difficulté se situant autour du 32ème. Le ravito du 32.5 se fait également attendre jusqu’au 33.5km çà devient très difficile à ce moment, je commence à perdre quelques secondes à chaque kilomètre. Au passage, je fais même plaisir à une jeune scout qui s’occupe du ravito et qui adore verser des verres d’eau sur la tête des coureurs, si on peut faire plaisir et que çà rafraichit :-) .

C’était déjà un peu vrai avant, mais à partir du 35ème ce sera vraiment tout au mental, je souffre terriblement de la chaleur. Au 36ème, on récupère la queue de peloton du semi qui souffre drôlement aussi. C’est à ce moment là qu’on attaque la dernière grosse difficulté du parcours, un faux plat de plus d’un kilomètre qui va finir d’anéantir mes dernières forces. A 200m de la fin, je marche pour la première fois de la course jusqu’au panneau du 37ème. Je repars ensuite au courage mais j’avoue que les 5 derniers kilo seront très durs, je me mets en mode automatique, je n’imprime absolument plus rien de la course, mon but, la ligne d’arrivée. Seule satisfaction, malgré ma vitesse, je double toujours du monde, même si je sais depuis longtemps que je ne passerais pas la barrière des 4 heures encore aujourd’hui.

La ligne d’arrivée est une vraie délivrance, et je la passe en 4h03m18s, c’est à dire exactement 10mn de mieux que mon ancien record. Classement 909ème, j’ai donc gagné encore 88 places sur les 12 derniers kilomètres. Je suis satisfait de mon temps même si la barrière des 4 heures se refuse toujours à moi. Ce marathon est vraiment pas évident en temps normal mais avec 26°C çà devient même très difficile. J’attends les copains qui passent en 4h09mn pour FredD et 4h25mn pour Nono.


Après ce marathon, la fin de saison va se faire en roue libre, avec le trail de Fretin (35km) le 11 novembre et normalement mon premier run&bike le 20 novembre. Après tout çà, dodo jusqu’en 2012.


Pour finir, un petit mot sur l'organisation qui est vraiment au top sur cette course. Les ravito sont bien pensés, relativement long pour gérer l'ensemble des coureurs et suffisant pour un marathon. Seul bémol, le départ et l'arrivée sont à 3km l'un de l'autre çà peut parfois être long si on s'organise mal.



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