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27/07/2011
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Grand sportif, mon papa et la course à pieds ne font qu'un. Depuis de nombreuses années nous l'avons souvent entendu dire qu'un jour, son plus grand rêve serait d'aller faire le marathon de New York. Alors pour ses 60 ans, le cadeau était vite trouvé : lui offrir une place pour ce fameux marathon.
Mars 2011, c'est avec la plus grande joie que nous apprenons qu'il est sélectionné avec mon frère pour partir à New York. Ca y est l'aventure va pouvoir commencée !!! Les mois passent et une douleur commencent à s'installer au niveau du mollet et du talon : c'est une tendinite. Repos obligatoire. Il ne perd pas espoir, nous l'encourageons et nous savons qu'une préparation en 12 semaines est encore possible, il a de l'acquis et il a eu fait des marathons avec moins que ça !!! Bref nous y croyons. Mais les semaines passent vite, et cette fichue tendinite, elle, n'a pas l'air de vouloir disparaitre. Le doute commence à s'installer dans nos tête, surtout celle de papa. Son rêve est près de se réaliser mais la condition physique n'est pas là.
Jour J-40 : là il faut passer à la vitesse supérieure, séance de kiné, mésothérapie, accuponcture, tout y passe, mais rien n'y fait. Jour J-20, le moral est au plus bas, nous continuons d'y croire, mais lui n'y croit plus. C'est difficile de le remotiver, et de lui dire que l'espoir fait vivre et qu'il ne faut pas qu'il s'avoue vaincu. Les séances se multiplient, il s'entraîne comme il peut, il marche vite, essaie de trotter un peu, mais la douleur persiste.
Jour J-5, 1 jour avant le départ, maman m'appelle et pleure, "Papa a mal". Je me mets à pleurer également, ce n'est pas juste, il a tout fait pour se préserver, se reposer, mais cette p..... de tendinite ne le lâchera donc pas ? Pourquoi maintenant ? il n'aura peut être plus jamais l'occasion d'y retourner. Aller, on se remotive, on l'encourage à retourner chez le médecin avant le départ et on croise les doigts.
Jour J. Je ne cesse de lui envoyer des sms avant le départ, lui dit de s'en mettre plein les yeux, de faire ce qu'il peut, nous de toute façon, on est déjà fier. Le départ est donné, on suit la course à la télé et je me rends vite compte que le parcours de New york ne va pas l'avantager, ça monte, ça descend ... mon dieu pourvu qu'il tienne le coup.
Les heures passent et toujours pas de coup de téléphone, je commence à stresser et trouve le temps long.
21h40, la sonnerie retentit, c'est papa !!!! "Oui gamine, ça y est, j'ai fini" je sens sa voix tremblottante "Tu as pu aller jusqu'au bout ?" "Oui, en 5h45", et là je n'arrive plus à dire quoi que ce soit, la gorge serrée tout comme lui, les larmes me montent aux yeux, c'est formidable... Il L'A FAIT. Il me faudra bien 5 minutes pour reprendre mes esprits, et me dire qu'il est fort mon papa, le seul entraînement qu'il ait eu, c'est la marche et le courage. Je suis tellement fier de lui. A 61 ans il a eu la force d'aller jusqu'au bout, il a marché, oui et alors ? Il est allé au bout de son rêve, et quel rêve ? L'ambiance là-bas est telle qu'il m'a dit qu'il ne pouvait pas abandonner, ce n'était pas possible, c'était tout simplement ENORME. Aujourd'hui, il reprend tout doucement ses esprits mais garde au fond de lui un souvenir inoubliable de cette belle et grande aventure. Quand il en parle, l'émotion est toujours présente et nous, nous sommes toujours aussi fier de ce qu'il a accompli, fier qu'il soit "A FINISHER" !!! |